Les nouvelles phrases difficiles - Page 6
- Les podia (podions) sont les pieds ambulacraires (ventouses) des échinodermes.
- Il serait malséant que nous niions que Churchill, Roosevelt, même le mal-aimé et malintentionné Staline, furent (ou fussent, attraction modale, suivant Hanse) les légumes inconditionnelles, les pontes incontestés qui nous rétablirent la paix après cinq années de secousses, de privations coercitives, de couvre-feux et autres (o)ukases comminatoires âprement supportés dans notre quotidien.
- Chez nos alliés, d'alors et de demain, les Ukrainiens, les veillées n'étaient plus mues par des gopaks (ou hopaks = danses) traditionnels. Hélas, depuis, ces Soviets nous ont envoyé non pas de leur tchernoziom (tchernozem) (sol de steppe), mais des nuages radioactifs de Tchernobyl dont les contrecoups sont toujours d'actualité. Peut-être qu'un satané jour, à contrecoeur, nous leur renverrons l'ascenseur par un noroît (norois).
- Quelque intelligemment que ce quidam gère le contentieux en arguant que les divers faits forment des touts insécables, il risque de se faire descendre en flammes par
des censeurs obnubilés par leurs préjugés. Mais s'ils le vitupèrent, pourra-t-il garder son self-control ? Et s'il rompt les chiens (fig.), le face-à-face sera postposé aux calendes grecques.
En tout état de cause, il aura mon soutien et par le passé, il m'a déjà appréciée en tant qu'arpette (pas carpette).
- Le maître(-)queux (pas le radsoc Queuille !) se sert de sa queue (queux) pour débarrasser les hachoirs du morfil qui les émoussait (affûtage).
- Passons encore du coq à l'âne. Au cours de ses dernières décennies de pouvoir, d'omnipotence, le chah était comme chien et chat avec les cheiks (cheikhs) (ou scheiks) et les chérifs.
- La souille est à la laie suitée ce que la soue est à la truie qui cochonne. Toutes deux vermillent dans la bauge.
- Bien que chaperonnées par une duègne pète-sec, ces deux damoiselles en jupon(s) topaze flambant neuf(s) seraient des poisons déconseillé(e)s (selon PR ou PLI) pour nos béjaunes békés qui sont, concédons-le, des jean-foutre malpolis. Quoique ces péronnelles, déjà pimbêches, puissent aussi être de futures gotons ou simplement des pécores qui feront leur mijaurée.
- Des perce-pierres (passe-pierres) et des perce-murailles (pariétaires) sont apparues sur l'enclos pétré (clôture) de notre potager.
- Les chevreuils rairont (réeront) s'ils ont leur content d'aliments, si le nourrissage est substantiel. Les chevrotins rôdent aussi assidûment autour de la resserre. ( ! chevrotain : ruminant d'Asie et d'Afrique).
- Vos syntacticiens (pas cinq tacticiens !) excursionnistes ne pourraient revenir de la Côte d'Orienne pas Cîteaux (Pas sitôt) si vous dites qu'ils se sont envolés pour Cordoue ou Corfou afin d'y collationner les règles grammaticales des idiomes.
- Je cherche un gibus qui me siée (subj. marquant l'intention), nonobstant la morphologie hors norme(s) de mon chef (tête). Tiens ! celui-ci me sied. Adjugé !
- Mille sabords ! Touchez pas au grisbi (pognon) ! hurla dans un sabir et à la cantonade le sbire, un nervi nerveux. À bas les babas cool, à moi le breitschwanz ! (astrakan)
- À Hiroshima, les cadeaux-souvenirs nous ont coûté des yens et des sens. Traduisez des euros et des cents ou des mille et des cents, des biffetons et du billon.
- Dans son élevage où l'on n'inclut que des sang-mêlé se trouvent des juments rouannes rouennaises.
- De ce diable vauvert, on n'aura mie l'occasion de retrouvailles, mais mille possibilités de converser se présenteront, pourvu qu'on ait tous continûment un portable dans nos baise-en-ville et que nous oyions toujours finement.
- L'écuyer maghrébin place les sous-gorge(s), renforcées par du nubuck, sous les barbes sortis des bat-flanc, puis il se débine, car il est congédié de ce job qui lui bottait tant ; penaud, il emmène son barbet qui a l'air "ébahi".
- Le bas Rhin traverse le Bas-Rhin, pas le Bahreïn !, et il y reçoit l'Ill.
- Extrait du Net : "C'est assez, je me cache à l'eau pour protéger mon dos fin"
(à comparer avec cétacé, cachalot, Protée (dieu marin), dauphin).
- Inexorablement épris, dût-il être inhibé par la popinée, le popah platonique, lui susurre : "Si mes fleurs feuille-morte et coq de roche t'effleurent, tu ressentiras l'enivrement innommable que m'insufflent les fragrances de ton tapa embaumé de monoï. Il redit à cor et à cri, avec exubérance, ces (ses) propos tout feu tout flamme, mais point d'idylle !

